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Le dernier compliment à la mode ?

Non, pas du tout, plutôt l’expression d’une peur (une de plus) qui nous envahit, celle de rater quelque chose. « Fomo » c’est simplement

« Fear Of Missing Out ».

C’est peut-être une fête, un événement, un meeting, un déjeuner, qui, justement, s’annonce excitant.

Est-ce que cela vous est déjà arrivé d’être invité à deux soirées le même jour ? ou bien à deux conférences ? Bref, deux événements au même moment ? Et là, panique à bord, lequel choisir ? Sachant que, naturellement, vous avez envie des deux, car au premier il y aura tel intervenant, pas question de le rater, et au second, une très belle occasion de réseauter et de rencontrer monsieur Machin qui justement … ce serait trop bête de rater une telle occasion !
Le pire étant bien sûr, quand le lendemain, les autres vous le font savoir « Ah bon ?! tu n’y étais pas ! Tu as vraiment raté quelque chose ! ».
peur

Gros désespoir ……la déprime est proche ☹. Horrible d’avoir dû renoncer à l’un d’eux !

 

 

 

 

Cela peut même tourner au cauchemar voire à la tyrannie. Du moins pour certains. C’est alors une souffrance d’être passés à côté, de ne pas avoir vécu ces instants épatants, extraordinaires, palpitants, trépidants, merveilleux……quand ils voient les photos publiées par les copains sur lesquelles des personnes rient, applaudissent, explosent de joie, se tiennent par le cou, et là ils se disent que les autres ont bien de la chance, et que, la prochaine fois, pour sûr, ils y seront !
A la prochaine occasion, la solution n’est-elle pas d’aller aux deux événements, l’un après l’autre, voilà tout, ainsi nul besoin de choisir et donc de renoncer.
Certes il faudra courir, on faire vite, accélérer ! Faire plus de chose pendant la même durée de temps. Si besoin, manger sur le pouce, vite faire une coupe express si les cheveux ne sont pas top, mettre les bouchées doubles au boulot, de toutes façons ce dossier, il était pour hier ! Tout, mais plus vite, encore plus vite, toujours plus vite.
Une vraie accélération qui conduit tout droit à…. une vraie frénésie qui elle-même devient aliénation ! Pathologies du monde moderne, à flux tendu, connecté à l’autre bout de la planète en temps réel, alimenté par la concurrence, la compétition, le rythme croissant de l’innovation jusqu’à produire une dépendance inconsciente, jusqu’à penser que le temps nous est compté. Jusqu’à penser qu’untel nous a oublié s’il ne répond pas dans la demie heure à notre texto. Idem sur les réseaux sociaux, s’absenter, c’est sûr que c’est louper la photo de X, le post de Y, perdre des « like », soit presque ne plus compter pour les autres ! Insécurité affective ….

C’est donc cela notre relation au monde, aux autres ?

Alors, comment installer une meilleure qualité ?

Comment se souvenir que la vie n’est pas faite que de soirées extraordinaires, qu’il y a un avant (porter les kakemonos, remplacer au pied levé un intervenant faisant défaut, assurer la logistique, …) et un après (débarrasser, laver, jeter, rapporter, trouver un transport, …), qu’il faut voir l’ensemble plutôt que ce que donne à voir l’ouverture d’une fenêtre étroite.

résonance

Comment se reconnecter à la vraie vie dans sa globalité ? Comment la réenchanter, changer une vision si elle s’avère source d’insatisfaction et de frustration ?

 

Eh, bien en reprenant le contrôle de notre vie, et notamment des relations que nous avons au monde et aux autres. En coupant le mode automatique, en redevenant acteur et décideur. En étant attentif à ce qui nous touche, aux instants où l’on sent que l’on vibre. Ce peut être une musique, un tableau, une voix. Considérons que c’est un appel auquel il nous revient de répondre. Alors se produit le sentiment d’être relié au monde. Ce que le philosophe et sociologue allemand Hartmut Rosa nomme la résonance.

A nous de quitter l’écran du smartphone pour regarder les yeux et le visage de celui qui nous parle, lui être attentif, lui donner de l’importance, de la considération. L’écouter. A nous de poser les écouteurs pour entendre le vent, les oiseaux, les voix, les intonations. A nous de nous donner le temps de ressentir l’environnement dans lequel nous nous trouvons à l’instant t, avec les personnes présentes. Nous mettre en résonance, nous mettre au diapason, nous accorder, vibrer.
A nous de sortir du « FOMO » et de nouer un meilleur rapport au monde et aux autres.

Ce serait cela le bonheur ?

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1 réflexion sur “Le dernier compliment à la mode ?”

  1. adrienvaysset

    Bonjour, en effet, il s’agit de vivre le moment présent et de se concentrer sur ce que notre interlocuteur a à nous offrir. L’addiction au smartphone et aux réseaux sociaux est en effet le mal du 21eme siècle..

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