flow

Le flow expliqué aux nuls ….et son rôle dans le bonheur

Hier j’ai testé sur moi un exercice de concentration, je veux dire un temps pendant lequel il s’agit de se consacrer sur une seule chose, une seule action, une seule réflexion.

Garder son attention n’est pas aisé. C’est ainsi.

En avez-vous fait l’expérience ?

En fait, tout se passe comme si nos pensées foisonnaient, se renouvelaient, sous le coup de la peur (celle d’oublier de faire ceci ou cela), de la curiosité (qu’est-ce qui se passe ? quel nouveau mail ?), de l’emboîtement d’idées (« ça me fait penser à … »), etc. sans compter les notifications sonores du smartphone… ça, on l’a tous vécu !

Mais, pourquoi m’infliger ce challenge, qui, bien qu’en apparence sans conséquence gravissime, s’est avéré coûteux ? Simplement parce que je lisais un article[1] associant la concentration à la plénitude, c’est-à-dire un état dépassant le « simple » plaisir, et que j’ai voulu le tester tout de suite.  Après tout, me suis-je dit « je ne vais pas rater une occasion de connaître le bonheur, non ? »

flow studieux

 

 

 

 

Je me suis donc focalisée sur la lecture et la compréhension du texte, en chassant toute idée déviante, en résistant à la forte tentation de lire un texto qui, bien sûr, est arrivé à ce moment-là (faut dire qu’en cette période de soldes ….), en un mot, je me suis appliquée, volontairement, me demandant à plusieurs reprises ce que j’analysais, comprenais et même retenais.

Certes, j’étais curieuse d’apprendre, de découvrir.

Et, non, je n’ai pas ressenti de plénitude …. Le flop !

mihaly

 

Jusqu’à comprendre que les conditions nécessaires au « flow » décrit par Mihaly Csikszentmihalyi[1] (traduit en français par « expérience optimale » ou flux tout simplement) n’étaient pas réunies.

Pour parvenir à un tel état, il faut avoir l’impression que ce que l’on fait est utile, il faut qu’aucun effort ne soit requis pour conserver son attention, il faut que ce soit « naturel ». Le flow est donc un état dans lequel les distractions alentour ne sont pas même pas perceptibles tellement l’individu est dans l’instant présent, absorbé par son sujet ou son action, se laissant porter par un courant intérieur (expression empruntée au Taoïsme). Bref, pas banal, et surtout semble-t-il ce n’est pas rationnel, volontaire, organisé, programmé ….

La question ressort alors, de façon aigue pour certains, est-ce que moi cela m’arrive de ressentir le « flow », la plénitude, celle qui concourt au bonheur ?

Et, autre questionnement au-delà du flow, savoir si on est heureux, « combien » on est heureux, si cela est durable, si c’est naturel ou construit, si c’est dû au hasard, à la chance, si les autres en ont plus, quels sont les ingrédients ….

Sujet à la mode, n’est-ce pas que celui du bonheur ? Plus spécifiquement en ce moment semble-t-il. Plusieurs raisons possibles de mon point de vue, en voici deux :

  • une très grande partie de la population (du moins dans les pays occidentaux) disposant de moyens matériels pour assurer les besoins de base (logement, nourriture, santé) se préoccupe de satisfaire d’autres besoins. Ainsi, on aurait le temps maintenant de s’occuper de bonheur.
  • depuis quelques décennies, l’on reçoit (toujours dans les pays occidentaux) l’injonction d’être responsable de soi. Ce n’est plus au collectif de pourvoir à notre bien-être, c’est de notre ressort. Tout a commencé à la fin du moyen âge quand l’individu a cessé de se conjuguer au nous collectif, à être considéré à part entière. L’individu est devenu un sujet autonome[2].

Mais, qu’entend-on par bonheur ?

Chacun s’en fait une idée tout en se demandant comment l’atteindre. Généralement, il est admis que les conditions de vie y contribuent très largement. Le poids de l’héritage génétique aussi. Mais qu’en est-il de ses propres actions pour être heureux ?  Eh bien, ces trois facteurs sont vrais, selon des études conduites sur ce sujet, … mais dans des proportions très différentes :

à quoi est dû le bonheur

La bonne nouvelle est que 40 % dépendent de nous c’est à dire de notre comportement.

Juste faire attention de ne pas confondre satisfaction et bonheur. Par exemple, le ressenti positif et agréable d’un changement (promotion, achat d’un logement, mariage, …) ne dure qu’un « instant » (la chanson le disait bien !) : deux ans pour le mariage …. Etonné ? Sceptique ? Tout simplement, parce que l’on s’habitue ……

Non, ici, il s’agit du bonheur « durable ». Le flow en fait partie.

Donc, la seconde question arrive

« Qu’est-ce c’est qui nous plonge dans un état de flow ? ».

Plus facile sans doute pour les virtuoses du violon, du chant, de la peinture, de l’écriture, donc, en gros, pour ceux qui s’éclatent dans une expression artistique.

Les autres ….. ? votre expérience de flow ?

 

 

[1] psychologue hongrois, université de Chicago

[2]Dominique Logna-Prat et collectif « L’individu au Moyen Age : Individuation et individualisation avant la modernité »,

 

[1] « Vers un état de plénitude » de Jean-Philippe Lachaux, directeur de recherche à l’Inserm (du moins c’était le cas en 2013)

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